Ligne de conditionnement : quelles machines d’emballage choisir ?
Fardeleuse, Flowpack, soudeuse en L ou encartonneuse : comparez les machines d’emballage, les cadences et les films pour choisir votre ligne de conditionnement.
Pourquoi bien choisir sa ligne de conditionnement industriel ?
Une ligne de conditionnement regroupe les équipements qui permettent d’emballer, de regrouper ou de préparer les produits avant leur stockage, leur transport ou leur distribution.
Le choix d’une machine d’emballage dépend de plusieurs critères : la nature des produits, le format souhaité, le type de film, la cadence de production et le niveau d’automatisation recherché.
Un fabricant de cosmétiques qui souhaite emballer des coffrets n’aura pas nécessairement les mêmes besoins qu’un industriel qui regroupe des bouteilles ou qu’un fabricant qui conditionne des produits individuellement.
Pour choisir la bonne solution, il faut donc comparer les technologies disponibles et étudier leur compatibilité avec les contraintes de production.
Quelles machines d’emballage choisir selon son besoin ?
Il existe plusieurs familles de machines de conditionnement industriel. Chacune répond à un besoin particulier.
Tableau comparatif des machines de conditionnement
| Type de machine | Utilisation principale | Cadence indicative |
| Fardeleuse semi-automatique BP600 | Regroupement de produits sous film | Jusqu’à 10 produits/ minute |
| Fardeleuse automatique BP800AS | Réalisation automatique de packs | Jusqu’à 12 produits/ minute |
| Soudeuse en L à cloche SL55 | Emballage de produits à petite cadence | Jusqu’à 300 paquets/ heure en moyenne |
| Soudeuse en L semi-automatique FP560A | Mise sous film et rétraction | Jusqu’à 1500 paquets/ heure |
| Soudeuse automatique en L | Emballage sous film à cadence élevée | Jusqu’à 3600 paquets/ heure selon la gamme |
| Soudeuse automatique en continu | Emballage de produits à haute cadence | Jusqu’à 9000 paquets/ heure selon le modèle |
| Machine Flowpack | Emballage individuel horizontal | 90 à 200 produits/ minute selon les modèles |
*Source : Fiches produits et pages techniques de DMC Conditionnement. Les cadences correspondent aux valeurs annoncées pour les modèles ou gammes cités, et non à une performance garantie pour chaque application.*
Les cadences exprimées en produits par minute ne sont pas directement comparables à celles exprimées en paquets par heure. Un paquet peut contenir plusieurs produits. Les dimensions, le format, le film et les conditions de production influencent également le résultat réel.
La fardeleuse : pour regrouper plusieurs produits
La fardeleuse permet de regrouper plusieurs produits dans un même emballage sous film thermo-rétractable. Selon le modèle, elle peut réaliser des packs en film seul ou en association avec une plaque de carton.
Une fardeleuse semi-automatique peut convenir à une production dans laquelle l’opérateur intervient dans la préparation des lots. Une fardeleuse automatique intègre davantage d’opérations de regroupement et de transfert des produits.
Par exemple, la BP600 est annoncée jusqu’à 10 produits par minute, tandis que la BP800AS atteint jusqu’à 12 paquets par minute. Il faut vérifier la configuration du lot avant de comparer les deux cadences.
La soudeuse en L : pour emballer sous film rétractable
La soudeuse en L réalise une soudure en forme de L autour du produit. Selon la machine, le film peut ensuite passer dans un tunnel de rétraction afin d’épouser la forme du produit.
Les modèles à cloche conviennent notamment aux petites et moyennes séries. Pour des besoins plus importants, des équipements semi-automatiques ou automatiques peuvent être envisagés.
La gamme doit être sélectionnée selon le format des produits, la cadence recherchée, le film employé et le niveau d’automatisation nécessaire.
La machine Flowpack : pour un emballage individuel
Le Flowpack également appelé ensachage horizontal, permet de former un emballage autour d’un produit à l’aide d’un film en bobine.
Cette technologie peut convenir à différents produits compatibles avec le procédé, notamment dans l’agroalimentaire et la cosmétique.
DMC indique une plage de 90 à 200 produits par minute selon les modèles. Cette valeur doit être confirmée pour le produit réel, car la géométrie, l’alimentation et le format du sachet influencent la cadence.
L’encartonneuse : pour le conditionnement en carton
L’encartonneuse permet de réaliser un conditionnement en carton selon la configuration de la machine et le type d’emballage souhaité.
Elle peut être étudiée lorsqu’un industriel cherche à présenter ses produits dans des boîtes, à les protéger ou à préparer des unités adaptées à la distribution.
Avant de sélectionner une encartonneuse, il faut vérifier les dimensions des produits, le format du carton, le mode d’alimentation et la cadence souhaitée.
Quels films utiliser pour une machine d’emballage ?
Le film est un élément essentiel du processus de conditionnement. Le choix du matériau influence la présentation, la résistance de l’emballage, la soudure et le résultat final.
DMC propose notamment des films rétractables en polyoléfine ainsi que des films non rétractables en polypropylène. La page consacrée aux films présente également plusieurs variantes techniques adaptées à différents usages.
Le film polyoléfine : pour un emballage de présentation
Le film polyoléfine rétractable peut être utilisé pour emballer des produits individuellement ou pour regrouper plusieurs articles.
Il est notamment intéressant lorsque l’entreprise recherche un emballage transparent et une présentation soignée. Il peut être étudié pour certains produits cosmétiques, coffrets, articles de consommation ou produits industriels.
Le choix du film doit être validé avec la machine, les dimensions du produit et le rendu souhaité.
Le film polyéthylène : pour des packs et des emballages résistants
Le film polyéthylène est notamment utilisé pour réaliser des emballages robustes et des regroupements de produits.
Il peut être étudié pour des packs de bouteilles, des produits en lots ou des articles nécessitant un emballage résistant à la manutention.
Il faut vérifier que le matériel de conditionnement est compatible avec le type de polyéthylène retenu.
Le film polypropylène : pour certains emballages non rétractables
DMC présente des films non rétractables en polypropylène, notamment destinés à des applications sur des machines Flowpack ou des ensacheuses verticales.
Ces films peuvent être proposés en différentes finitions et configurations, selon les références disponibles et les exigences du projet.
Comment choisir le bon film ?
Avant de commander un film d’emballage, il est recommandé de vérifier :
- La compatibilité du matériau avec la machine
- Les dimensions et le poids des produits
- Le type de soudure et le résultat recherché
- La résistance nécessaire pendant le transport et la manutention
- Les éventuelles exigences liées au contact alimentaire
- Le format de bobine, la largeur et l’épaisseur adaptées à l’équipement
Le bon choix ne repose donc pas uniquement sur le prix du film. Il faut tenir compte de son comportement sur la machine et du résultat final.
Exemple concret : une entreprise cosmétique qui conditionne des coffrets
Imaginons un fabricant de cosmétiques qui prépare des coffrets contenant plusieurs produits. Il souhaite emballer 600 coffrets par heure, tout en conservant une présentation transparente et soignée.
Avant de choisir une machine, il doit définir les dimensions des coffrets, leur stabilité, le type de film et le résultat attendu.
Si l’objectif consiste à réaliser un suremballage individuel sous film rétractable, une soudeuse en L équipée d’un tunnel de rétraction peut être étudiée. La FP560A est annoncée jusqu’à 1500 paquets par heure en cadence théorique, mais cela ne signifie pas qu’elle réalisera automatiquement 600 coffrets par heure dans toutes les conditions.
Il faudra tester les coffrets réels, vérifier le film compatible et confirmer le temps nécessaire à l’alimentation, à la soudure et à la rétraction.
Si le projet concerne plutôt le regroupement de plusieurs coffrets en packs, une fardeleuse peut être une solution plus pertinente.
Cet exemple montre pourquoi il est essentiel de partir du besoin concret de l’entreprise plutôt que de choisir une machine uniquement à partir de sa cadence maximale.
Comment intégrer une machine dans une ligne de production ?
Pour les responsables de production et les intégrateurs industriels, l’achat d’une machine ne représente qu’une partie du projet.
Il faut également étudier l’encombrement, la circulation des produits, les convoyeurs, les interfaces de commande et la compatibilité avec les équipements existants.
La cadence doit être cohérente avec le reste de la ligne. Une machine très rapide ne permettra pas nécessairement d’augmenter la production si une étape située en amont ou en aval constitue un point de blocage.
Il est donc utile de préparer un cahier des charges indiquant les produits, les formats, la cadence attendue, les contraintes du site et les évolutions envisagées.
FAQ : les questions fréquentes sur les machines d’emballage
Quelle machine choisir pour emballer des coffrets cosmétiques ?
Une soudeuse en L avec tunnel de rétraction peut être étudiée pour réaliser un suremballage individuel. Une fardeleuse peut convenir si plusieurs coffrets doivent être regroupés en packs. Le choix dépend du résultat recherché et des formats.
Quelle est la cadence d’une machine d’emballage industrielle ?
Elle varie fortement selon la technologie et le modèle. Sur le site de DMC, les valeurs annoncées vont par exemple jusqu’à 10 produits par minute pour la fardeleuse BP600, 12 paquets par minute pour la BP800AS et 90 à 200 produits par minute pour les Flowpack selon les modèles.
Ces chiffres doivent être comparés avec prudence, car les unités et les applications diffèrent.
Quel film choisir pour un emballage sous film rétractable ?
La polyoléfine et le polyéthylène font partie des matériaux à étudier selon le produit, la résistance recherchée et la machine. La compatibilité doit être confirmée avec le fournisseur de l’équipement et du consommable.
Une machine d’emballage peut-elle être intégrée à une ligne existante ?
Oui, si les contraintes techniques et les interfaces sont compatibles. Il faut notamment étudier les cadences, le convoyage, l’espace disponible, les alimentations et les dispositifs de sécurité.
Comment connaître la cadence réelle de production ?
La meilleure méthode consiste à réaliser des essais avec les produits, les formats et le film réellement utilisés. La cadence théorique indiquée dans une fiche technique ne constitue pas une garantie de production dans toutes les conditions.
DMC Conditionnement : trouver une solution adaptée à votre projet
Le choix d’une machine de conditionnement doit prendre en compte le produit, le film, la cadence, le type d’emballage et l’organisation de la ligne.
DMC Conditionnement propose différentes solutions d’emballage industriel et des consommables adaptés à plusieurs applications. Une étude du besoin permet d’identifier les équipements à envisager et les points techniques à valider.
Vous recherchez une machine d’emballage, une fardeleuse, une soudeuse en L ou une solution pour votre ligne de conditionnement ? Contactez DMC Conditionnement pour échanger sur votre projet.

